22.01.2008
Le droit de regard
Le souhait de la plupart des personnes est d’habiter un pavillon individuel, avec un petit jardin et à proximité du centre ville. Par toujours facile... dans une ville de plus en plus grandissante, de plus en plus urbaine. Mais cela, a été le choix posé, pour la plupart des résidents de l’association de Lambézellec.
Au départ, on choisi son quartier pour son environnement, ses équipements et aussi en fonction de ses obligations professionnelles ou familiales. Puis les années passent, l’urbanisation, l’industrialisation, le modernisme, les besoins de développement, l’exigence de plus en plus grande des femmes et des hommes, font que les infrastructures, les équipements se multiplient et souvent, malheureusement, sans concertation avec les personnes résidant déjà dans le quartier.
Alors on se retrouve avec un aéroport de plus en plus proche, une usine d’incinération de plus en plus grande, des lignes à haute tension de plus en plus hautes…...
Des sources de conflit inévitable entre une urbanisation croissante et un besoin de plus en plus nécessaire de calme, de quiétude par les résidents.
Notre logo représente ces sources de conflit. Une maison étouffée, pénétrée par un avion, une ligne à haute tension, un nuage polluant…Nous l’avons voulu ainsi, car il représente l’objet de nos revendications.
Nés d’une réaction contre les impôts, contre les nuisances, engagé en comité de défense et nous revendiquons ce mot de défense, nous sommes devenus aujourd’hui des acteurs résolus de notre quartier et nous revendiquons aussi ce titre, des acteurs parfois même dérangeants dans la vie de la cité.
Poil à gratter, contre pouvoir, force de concertation, force de proposition, qu’importe, aujourd’hui notre représentativité, comme notre légitimité ne peut être contestée. ( prés de 350 familles cela fait quand même du monde )
C’est pourquoi nous entendons peser de façon permanente sur les choix politique de la municipalité. Oh ! chacun à sa place ; l’exercice du pouvoir politique à ceux qui l’on obtenu par le suffrage universel et qui jouissent de la légitimité républicaine. Les associations ne font pas de politiques à proprement parler mais créent des champs de mobilisation qui bousculent parfois l’élu local. A chacun ses responsabilités. Nous revendiquons notre indépendance / ni cautions, ni otages. (et arrêtons de labelliser ou d’étiqueter les associations en fonction des hommes et des femmes qui y ont des responsabilités)
Nous entendons jouer le rôle social qui est l’essence même de l’association. On parle de plus en plus de citoyenneté, de proximité. Nous par nos actions et nos réflexions, nous expérimentons des nouveaux modes d’expression, c’est une pratique de la démocratie locale.
Le « droit de regard » du citoyen, dans le respect de l’intérêt général, doit être pris en compte pour améliorer les diverses formes d’échanges et de débat entre les élus et la population.
Le travail qui est fait est incontestable, il se fait en quartier mais aussi en inter-quartier.
Nous ne contestons pas le bien fondé d’une urbanisation grandissante, signe de bonne santé d’une ville, ni des demandes légitimes de, plus de services, plus de prestations pour les habitants d’une ville. Ce que nous souhaitons, c’est d’être consulté, écouté, pouvoir participer aux réflexions concernant les projets d’extension ou de création. Que l’on tienne compte de nos propositions et ce pour un développement harmonieux de nos quartiers, de nos cités.
Alors, si nous sommes écoutés, entendu, peut être pourrons nous modifier notre logo et remplacer avion, nuage, ligne électrique par fleurs, oiseaux, etc..
C’est notre vœux le plus cher. Bonne année 2008.
André ROSEC, président ARBL
22:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cité, politique, quartier, lambézellec, municipales, brest







